⚡ Innovation IA

« C’est pas Versailles ici ! »
Et si ça pouvait le devenir ?

Vous vous souvenez de cette pub culte où un père répétait sans cesse à son fils d’éteindre les lumières ? Cette expression, que 87% des Français connaissent, résonne particulièrement aujourd’hui alors que l’IA consomme autant d’électricité qu’une ville entière. Mais une invention canadienne pourrait tout changer.

Château de Versailles illuminé - C'est pas Versailles ici
Et si l’IA pouvait briller autant… sans la facture d’électricité ? 🏰

L’IA, une dévoreuse d’énergie

ChatGPT, Midjourney, les assistants vocaux… L’intelligence artificielle s’est imposée dans nos vies à une vitesse fulgurante. Mais cette révolution a un coût : les datacenters qui font tourner ces IA consomment parfois autant d’énergie qu’une ville moyenne.

Louis XIV et ses 20 000 bougies quotidiennes à Versailles feraient pâle figure à côté de nos fermes de serveurs modernes.

🏠 Pour mieux comprendre

Imaginez que chaque question posée à ChatGPT revient à allumer une ampoule pendant 1 minute. Maintenant, multipliez par les millions de questions posées chaque jour dans le monde. Ça fait beaucoup d’ampoules allumées en même temps — et une facture d’électricité astronomique.

« L’IA générative atteint une limite énergétique : les GPU gagnent en débit, pas en joules par résultat. »

Le TSU : une révolution thermodynamique

C’est là qu’intervient Extropic, une startup fondée par Guillaume Verdon, un physicien canadien diplômé de McGill et de l’Université de Waterloo. Après avoir travaillé chez Google sur l’IA quantique, il a eu une idée brillante : et si au lieu de combattre la chaleur des composants, on l’utilisait ?

C’est le principe du TSU (Thermodynamic Sampling Unit). Une puce révolutionnaire qui transforme le bruit thermique — ce que l’informatique traditionnelle combat depuis 70 ans — en ressource de calcul.

🚗 L’analogie de la voiture

Une voiture classique produit de la chaleur via son moteur. Cette chaleur est « perdue » — elle part dans l’air et ne sert à rien.

Imaginez maintenant une voiture qui récupère cette chaleur pour avancer encore plus vite. C’est exactement ce que fait le TSU : il transforme un déchet (la chaleur) en carburant.

Comment ça marche ? (version simple)

Dans un ordinateur classique, les informations sont stockées sous forme de bits : des 0 et des 1. C’est tout ou rien — comme un interrupteur allumé ou éteint.

Le TSU utilise des « p-bits » (bits probabilistes). Ils peuvent être « un peu allumés » ou « presque éteints » — comme un variateur de lumière plutôt qu’un interrupteur.

💡 L’analogie de l’interrupteur

  • Bit classique = interrupteur ON/OFF → la lumière est allumée ou éteinte
  • P-bit (TSU) = variateur → la lumière peut être à 70%, 30%, 52%…

L’IA a besoin de calculer des probabilités. Avec des bits classiques, c’est comme essayer de peindre un dégradé avec seulement du noir et du blanc. Avec les p-bits, on a toutes les nuances de gris directement.

Pourquoi ça consomme moins ?

Les puces actuelles (GPU) doivent faire des millions de calculs pour simuler des probabilités. C’est comme calculer à la main toutes les nuances de gris entre le noir et le blanc.

Le TSU, lui, produit ces nuances naturellement grâce aux vibrations des électrons dans la puce. Pas besoin de calculer — la physique fait le travail toute seule.

🎲 L’analogie du dé

Imaginez que vous devez obtenir des nombres aléatoires entre 1 et 6.

  • Méthode GPU : Vous faites des calculs mathématiques complexes pour « simuler » un lancer de dé. Ça prend du temps et de l’énergie.
  • Méthode TSU : Vous lancez un vrai dé. C’est instantané et ça ne coûte presque rien.

Le TSU est comme un « vrai dé » intégré directement dans la puce. Il utilise le hasard naturel de la physique au lieu de le simuler.

Des résultats spectaculaires

Les premiers tests sont prometteurs. Extropic annonce une efficacité énergétique jusqu’à 10 000 fois supérieure aux GPU actuels sur certaines tâches d’IA générative.

Concrètement, cela pourrait signifier :

  • Des smartphones capables de faire tourner l’IA sans vider leur batterie
  • Des robots autonomes pendant des jours entiers
  • Des datacenters enfin sobres en énergie

📱 Ce que ça changerait au quotidien

Aujourd’hui, quand vous utilisez Siri ou Google Assistant, votre téléphone envoie votre question à un datacenter géant qui consomme beaucoup d’électricité.

Avec le TSU, l’IA pourrait tourner directement dans votre téléphone — sans connexion internet, sans datacenter, et sans vider votre batterie en 2 heures.

Made in Canada 🍁

Guillaume Verdon incarne la richesse de l’écosystème canadien en IA. Formé à McGill puis à Waterloo — où il a côtoyé le gratin mondial de la recherche quantique — il a ensuite dirigé des projets d’IA chez Google avant de se lancer.

Sa startup a levé 14 millions de dollars et prévoit de commercialiser la puce Z1 en 2026. Une équipe d’anciens d’AWS, Meta, IBM et Nvidia l’accompagne dans cette aventure.

En résumé

🧠 Ce qu’il faut retenir

  • Le problème : L’IA consomme énormément d’électricité
  • L’invention : Le TSU, une puce qui utilise la chaleur au lieu de la gaspiller
  • Le résultat : Jusqu’à 10 000x moins d’énergie
  • L’inventeur : Guillaume Verdon, un Canadien diplômé de McGill et Waterloo
  • Quand ? : La puce Z1 est prévue pour 2026

Si ça marche, on pourra peut-être bientôt dire :
« Vas-y, c’est Versailles ici ! » 🏰

Partagez cet article à ceux qui veulent briller en société 🍷✨

Sources : Extropic.ai, BetaKit, Révolution Énergétique, Wikipedia

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